Attitude culturelle envers le chien

Attitude culturelle envers le chien
Posséder des chiens et des chats comme animaux domestiques fait sans aucun doute parti du patrimoine culturel de l'Amérique du Nord, de l'Europe et de l'Australie. Cependant, même si l'on ne tolère pas les chiens errants, c'est surtout pour protéger les animaux et non pas parce que la population n'aime pas les chiens. Dans ces régions du monde, les chiens possèdent un certain statut et on reconnaît que les traiter avec cruauté est une attitude mauvaise de plus, ils ont (avec les chats et d'autres "animaux domestiques") acquis un certain niveau de protection légale.

Europe de l'Est et Asie Centrale du Nord
En Europe de l'Est et en Asie Centrale du Nord, les chiens sont souvent des animaux domestiques mais on compte beaucoup de chiens errants. Ceux-ci sont parfois tolérés mais, en général, les autorités municipales les attrapent et les tuent. Etant donné que ces autorités sont surtout issues des anciens gouvernements communistes, dans des pays où la démocratie n'est pas complètement instaurée, elles portent très peu d'attention aux préoccupations des groupes organisés ou des individus qui luttent pour la protection des animaux. Les fourrières pour chiens sont cruelles et fonctionnent parfois comme des usines à fourrure, où l'on vend les peaux des chiens pour ensuite verser les bénéfices aux responsables du contrôle des animaux. Ces emplois de contrôle des animaux sont souvent obtenus par "favoritisme".

Extrême Orient et Asie du Sud-Est
Dans certaines régions d'Asie de l'Est et du Sud-Est, on mange les chiens, mais certainement pas dans toutes les régions. En Corée, dans la région de la Chine proche de la Corée ainsi que dans une région du sud de la Chine, la population mange des chiens et des chats. Cette pratique se retrouve également au Vietnam et au Cambodge, ainsi que dans les régions de Thaïlande, Burma et Malaisie où vivent beaucoup de chinois. Les populations tribales qui se trouvent dans les lointains états du nord-est de l'Inde, mangent également des chiens.
Autour de Beijing, Chine, on ne mange pas de chiens mais, le gouvernement chinois communiste ne les tolère pas comme animaux domestiques. Il considère que posséder un animal domestique est un signe de décadence aussi, les chiens des villes sont régulièrement éliminés. A Beijing, il est possible d'obtenir une licence pour avoir un chien mais elle coûte l'équivalent de plusieurs mois de salaires. Cependant, il y a des personnes qui aiment suffisamment leur chien pour payer la licence. Les communistes chinois tolèrent mieux les chats car ils sont utiles pour protéger les réserves de nourriture.

Inde
En Inde, il existe une ancienne tradition de compassion envers toutes les créatures, évidente dans les religions à l'origine de l'Inde : hindouisme, jaïnisme et bouddhisme. L'Inde est le seul pays au monde où la protection des animaux est inscrite dans la constitution. Selon la constitution indienne, la protection des animaux est le devoir du citoyen indien, et les hautes cours ont déclaré illégal l'abattage des chiens pour contrôler leur population. Cependant, individuellement, les chiens peuvent ou pas être traités avec gentillesse. Beaucoup de personnes considèrent que les chiens sont "sales", certainement à cause de la rage qui est un danger toujours présent. Bien que de nombreuses personnes aiment les chiens, lorsque le public pense qu'il y a trop de chiens errants, il explose et demande qu'on s'en débarrasse. Les gouvernements des villes s'efforcent de les exterminer (parfois en secret) ou de les ramasser pour les expulser hors des limites de la ville.

Moyen Orient et Monde Islamique
Les chiens ont du avoir un meilleur statut dans l'ancien Moyen Orient que celui qu'ils ont actuellement. Les égyptiens possédaient un chien appelé Anubis, il était le dieu de la momification, un rôle très important. Les chiens sont cités dans la Bible et, ils ont probablement suivi les hébreux qui s'échappèrent d'Egypte pour se rendre sur les terres qui sont maintenant Israël et la Palestine. Entre 1986 et 1990, les chercheurs ont découvert 785 squelettes de chiens dans ce qui ressemble à un cimetière pour animaux domestiques à Ashkelon, Israël, entre 500 et 400 ans A.J. Ces chiens ressemblaient beaucoup aux chiens errants actuels. Il semble qu'ils vivaient aussi comme les chiens errants modernes, mourrant également, il y plusieurs milliers d'années, de nombreuses blessures et maladies communes, mais ils étaient considérés comme suffisamment importants pour être enterrés individuellement et soigneusement.
Actuellement au Moyen Orient et dans le Monde Islamique, les chiens sont traités sévèrement par une grande partie de la population. La rage est courante dans ces régions, ce qui peut expliquer en grande partie les préjugés contre les chiens. On trouve des défenseurs des chiens en Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Asie Centrale du Sud et, il existe également quelques sociétés de protection des animaux, mais les mollahs de l'Islam militant appellent régulièrement à l'élimination brutale des chiens domestiques et errants, surtout parce qu'ils savent que les occidentaux aiment les chiens. Récemment en Afghanistan, les Talibans ont brûlé trois chiens vivants lors d'une exhibition publique. Ce même jour, ils ont incendié l'ancienne ambassade des Etats-Unis. Ces trois chiens ont été habillés comme les ennemis des Talibans, l'un d'entre eux en président américain George Bush.
Nous ne pensons pas que ce soit par pur hasard que les tyrans (y compris les mollahs, les communistes chinois et le cruel maire de Bucarest, Roumanie) démontrent couramment leur pouvoir et écrasent les dissidents en tuant cruellement des chiens. Cela dure depuis tellement longtemps que les chinois ont même un proverbe pour cela : "Tue le chien pour faire peur au singe."

Afrique
Les chiens errants sont très communs en Afrique sub-saharienne. Le chien a probablement évolué en Afrique (en fait, il a probablement évolué là-bas dans une relation symbiotique avec les premiers hommes et, il a ensuite suivi les groupes d'hommes qui quittaient l'Afrique), puis lors de la première migration de l'Afrique vers l'Asie et, de là vers le Pacifique Sud et les Amériques et, finalement lors de la deuxième grande vague de migrations humaines de l'Afrique vers le sous-continent européen.
Les étudiants des relations animal/homme ont commencé à reconnaître que les chiens ont certainement domestiqué les hommes et non le contraire. Santa Fe, Nouveau Mexique, l'archéologue Dody Fugate et le chercheur de l'université de l'état du Colorado, Jennie Willis, ont expliqué en avril 2000, lors de la convention annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (association américaine pour l'avancée de la science), que bien avant l'évolution des hommes ou de ses ancêtres, les chiens sauvages avaient déjà développé la structure sociale basique qui est ensuite devenue plus ou moins le modèle pour la structure sociale des primates avancés, y compris les hommes. Il est possible que les chiens voyageaient, fouillaient déjà avec les hommes et les protégeaient des autres carnivores avant même que les hommes apprennent à utiliser le feu. La capacité des chiens pour venir à l'aide et surveiller des primates avancés autres que l'homme, a été observée par Jane Goodall, qui décrit plusieurs exemples de chiens qui se sont occupés de chimpanzé en captivité. Elle déclare qu'elle a connu le cas d'un chien qui a adopté un singe orphelin dans la forêt.

Les Amériques
Les chiens errants d'Amérique Latine ressemblent aux chiens errants d'Afrique ou d'Asie. Nous savons qu'ils se trouvent en Amériques depuis aussi longtemps que les hommes.
Une de mes histoires de chien préférée est le chien jaune de la Crypt Cave, dans le nord du Nevada aux Etats-Unis. Ce chien jaune, dont la momie a été retrouvée dans la Crypt Cave, a probablement vécu, il y a environ 6 360 ans. Nous savons que le chien était jaune parce que des poils ont survécu aux siècles. Nous savons que ce chien était un animal domestique et était considéré comme un membre d'une famille humaine, car il a été soigneusement enterré avec des fleurs sur un tapis en laine, dans un endroit où des restes humains ont également été enterrés avec un soin cérémonial. Nous savons que ce chien jaune était un animal domestique et non juste un chien de travail, parce que tôt dans sa vie, ce chien jaune a eu une patte cassée et, par la suite, il ne pouvait plus courir vite et n'était plus d'aucune aide pour la chasse ou pour repousser les prédateurs. Apparemment, ce chien jaune était toujours nourri par les humains avec qui il vivait et, il a vécu au moins trois ou quatre ans après la blessure. C'était il y a six mille ans, en Amériques.


Dans la ville de New York, près des tours détruites du World Trade Center, l'archéologue William L. Calver a découvert, il y a environ 100 ans, un cimetière cérémonial pour chiens le long de la rivière Harlem. Le 18 août 2001, dans l'édition du THE NEW YORK TIMES

Le destin du chien
Nous étions à New York en août, juste quelques semaines avant la catastrophe du 11 septembre (2001), dans un bus qui nous emmenait à l'abri de North Shore Animal League à Long Island, et mon fils Wolf et moi-même, parlions du mauvais traitement des chiens dans le monde. Je lui ai dit que je souhaitais que les chiens n'aient jamais évolués à cause de la cruauté avec laquelle certaines personnes, dans le monde, les traitent. Wolf a réfléchi pendant quelques minutes, puis m'a dit, "maman, peut être que les chiens ont évolué pour guider les hommes vers des objectifs plus élevés." En fait, je pense qu'il a peut être raison.
A travers les mythes et la littérature, y compris les livres saints du christianisme, du judaïsme, de l'hindouisme et de l'islam, on trouve des histoires d'un dieu ou des représentants d'un dieu venant sur Terre déguisés, pour tester les meilleures qualités de l'humanité. Habituellement, ces émissaires font un signe, sur leur propre identité et la nature de leur mission, qui passe inaperçu excepté par les personnes naturellement bonnes. Il est facile d'imaginer que les chiens sont les émissaires du divin, se promenant parmi nous comme des anges anciennes écritures, testant le caractère des gens. Les chiens offrent un test moral presque parfait pour les humains car ils se trouvent partout et sont des victimes faciles. Dans la plupart des pays du monde, il est possible de commettre les actes les plus atroces contre les chiens, sans aucune conséquence pour le coupable. Le seul obstacle à la cruauté est la bonté qui se trouve dans le c½ur de chaque homme.
Mais même lorsque les hommes ratent le test, les chiens nous le pardonnent. Je peux imaginer que le concept d'amour infini et inconditionnel que nous pensons divin, émerge de la nature de pardon du chien.
Pour moi, la question n'a jamais été : "Pourquoi tout le monde devrait aimer les chiens ?" mais, "Pourquoi les chiens nous aiment-ils ?"

C'est peut-être, comme le dit mon fils, parce que le destin du chien est de nous aimer et, pour ce faire, de nous guider vers des objectifs supérieurs.

Kim Bartlett
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# Posté le mercredi 30 avril 2008 11:24

Clic animaux

 Clic animaux
Il suffit de cliquer pour nourrir un animal abandonné
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# Posté le mercredi 30 avril 2008 11:30

Modifié le mercredi 06 août 2008 16:54

Anthropomorphisme et éthologie

Anthropomorphisme et éthologie
Le premier exemple flagrant d'anthropomorphisme, vient de la mythologie grecque, qui attribuait aux Dieux de l'Olympe un mode de vie, des pensées, des formes et des comportements typiquement humains. La déité est d'essence fondamentalement humaine.
Homo sapiens a besoin d'un principe explicatif du fonctionnement du monde. Confronté à la puissance des éléments naturels, il attribue une âme aux phénomènes météorologiques, telluriques, ainsi qu'à certains objets et animaux empreints d'une signification spéciale.
Il s'agit d'une proto-religion, l'animisme.
Déjà, l'animisme, en donnant une "âme", attribue des caractéristiques "spirituelles" humaines à ce qui ne l'est pas. Les objets et les éléments ne sont plus des phénomènes aléatoires et aveugles, ils ont des intentions, ils interagissent avec les humains selon des causalités, des sentiments qui sont ainsi directement compréhensibles par Homo sapiens. L'homme n'est plus soumis à l'arbitraire, il est le centre de l'organisation planétaire qui agit selon les mêmes modalités que lui, il prend ainsi le contrôle de ce qu'il subissait auparavant en expliquant l'inconnu en fonction de ce qu'il connaît le mieux : lui-même.
L'ensemble des systèmes religieux humains ne répondent en fait qu'à la même problématique : donner du sens à ce qui est mystérieux et incontrôlable, ramener l'ensemble de la cosmologie à la dimension de l'homme. L'essence de la spiritualité humaine est l'anthropomorphisme, l'explication par l'analogie auto-centrée.
La proxémie dans la domestication
En tant que prédateur carnivore, l'homme a toujours étudié les espèces animales dont dépend sa survie. Période de reproduction, migration, comportement de fuite, sources d'alimentation, territorialité, ces différentes données ont une importance stratégique quand il s'agit de localiser, traquer et tuer sa proie, pour assurer la subsistance du groupe.
La domestication a profondément modifié la vision de l'homme sur les animaux. Il ne s'agit plus tant de pourchasser la proie que de l'adapter pour qu'elle vive à ses côtés. Apparaissent alors les animaux domestiques, dont le schéma comportemental général est modifié par la proximité du monde humain. Les jeunes animaux sont ainsi "imprégnés" par l'homme, les comportements spécifiques à la vie en milieu naturel s'estompent ou se modifient.
On observe ainsi la permanence des comportements de jeu chez les animaux domestiqués adultes, alors que la pression du milieu naturel (prédation, fuite, défense du territoire... etc.) tend à minimiser les expressions spontanées de ce comportement commun aux plus jeunes dans les populations sauvages. La vie avec l'être humain apporte un "confort" en terme de nourriture, territoire et sécurité qui influe sur l'expression des comportements dits "naturels". Cette domestication comportementale s'accompagne parfois d'une raciation, voire d'une spéciation des animaux domestiqués, ce qui est le cas du loup, par exemple, dont la domestication a donné cette incroyable diversité de races canines. Quel est le rapport entre un teckel et un loup sauvage ? Quelques millénaires de vie dans la maison de l'homme.
Mais la domestication n'a pas que modifié profondément les animaux qui en ont "bénéficié", elle a aussi changé le regard de l'homme sur ses compagnons. La proxémie particulière qui s'établit entre un animal et son maître amène souvent le maître à "humaniser" son compagnon à quatre pattes : "il ne lui manque que la parole".
Ainsi, nous prêtons facilement aux chiens et chats et autres chevaux des attitudes, des sentiments qui sont pourtant typiquement humains, la proxémie avec eux nous conduisant à abolir les frontières inter-spécifiques et à les considérer comme des sortes de congénères, oubliant par là même ce qui fait leur spécificité en tant qu'animaux.
Pour le chien, le maître est bien un congénère, son chef de meute. Il ajuste ses comportements en fonction de cette donnée. Mais que le maître se comporte avec lui comme avec un enfant n'entre pas dans ses schémas comportementaux et provoque chez lui des comportements de dominant, ce qui est interprété par le maître comme de l'agressivité.
Ces contre-sens comportementaux s'expliquent facilement par l'ignorance qu'a l'anthropomorphisme des spécificités de chaque animal, du fait que le monde, tel que nous le percevons, nous est propre à nous, humain et n'est pas le monde tel qu'il existe pour les autres animaux.
L'Umwelt
Chaque espèce animale vit dans un monde perceptif et significatif qui lui est propre, c'est son Umwelt, son monde propre. Ce qui est signifiant pour l'un (mouvement, couleurs, bruits, odeurs) n'existe parfois pas du tout dans le monde de l'autre, les stimuli sont propres à chaque espèce, et de plus, sont plus ou moins signifiants selon l'état perceptif de chaque individu.
Ainsi, l'odeur d'un bon poulet rôti est plus significative pour moi lorsque j'ai faim que lorsque je suis rassasiée, à ce moment d'ailleurs, cette odeur n'est plus appétissante, elle peut être vaguement éc½urante. Cette même odeur laissera indifférent un animal végétarien. Et mon chat se délecte de nourriture dont l'odeur m'est particulièrement répugnante.
Mon chat est un voleur
Cette phrase est l'illustration parfaite de l'anthropomorphisme. De quoi nous parle t'elle ? Du fait que le chat de la maison s'est saisi d'un morceau de viande qui ne lui était pas destiné.
C'est un fourbe
Le chat a d'ailleurs attendu que le morceau de viande ne soit plus l'objet de la surveillance de son maître pour s'en saisir.
Dans un monde d'humains, où chacun s'entend à reconnaître l'existence de la propriété privée, ces deux phrases ont un sens. Mais dans le monde du chat, ces considérations n'ont pas cours. Le chat est un prédateur. Il a senti l'odeur alléchante d'une nourriture potentielle, mais hors de portée, car sous la garde d'un prédateur plus grand et fort que lui. Quand le maître s'éloigne du morceau de viande, il abandonne la proie au plus rapide, le chat n'a aucun moyen de savoir que cette absence est temporaire, que le maître conserve l'idée que même hors de vue, cette viande reste la sienne. A ce moment, le chat agit selon son "programme" de chat : il se saisit de la proie et l'emporte plus loin pour la déguster tranquillement. Le vol, la propriété, l'absence temporaire, toutes ces notions appartiennent seulement au monde de l'homme et n'ont pas d'existence possible dans le monde du chat.
Le monde du chat se construit autour de ses perceptions physiques et de leurs significations comportementales propres à son "programme initial". Il voit avec son museau. Le monde est avant tout une très large palette de fragrances très stimulantes pour lui. Il distingue les volumes, les distances à travers ses moustaches, très sensibles au contact. Son ouïe très fine guette les grattements et couinements propres à ses petites proies favorites et reste plutôt sourde à vos longs discours. Il ne "voit" pas vraiment les objets immobiles et sans odeur, mais le mouvement rapide l'excite au plus haut point. Dans la même pièce que vous, votre chat vit dans un monde totalement différent du vôtre, et les choses qui sont signifiantes pour lui, une mouche, un rayon de lumière, l'empreinte olfactive de votre semelle qui revient de l'extérieur, tout cela n'existe quasiment pas pour vous.
La communication inter-spécifique
Le fait que chaque espèce animale vive dans son monde propre limite les possibilités de communication inter-spécifique. Comme le disait donc le professeur Goldberg, nous ne sommes pas chez Walt Disney : les animaux ne parlent pas "homme", ne vivent pas "homme", ne"pensent pas homme", et l'anthropomorphisme est le pêché de jeunesse de l'étudiant en étologie. En ce sens, Walt Disney est le maître de l'anthropomorphisme.
Cependant, l'homme, à travers ses capacités d'observation et d'empathie naturelle, tente souvent et parvient parfois à passer les barrières inter-spécifiques. L'éthologie, en fournissant des méthodologies et des grilles de lectures comportementales, nous aide à mieux comprendre les comportements des autres espèces animales, voire même parfois ceux de nos propres congénères. C'est ainsi que l'éthologie a ouvert de grandes perspectives dans l'étude des comportements des enfants pré-verbaux, nous permettant de comprendre au fur et à mesure que les petits de l'homme sont aussi des personnes, avec leurs langages et leurs perceptions, sans être non plus des adultes en miniature.
La connaissance des mondes perceptifs propres à chaque espèce, la description des comportements spécifiques nous amène à une plus grande compréhension des animaux qui nous entoure et parfois nous permet de "parler" chien, chat ou cheval, d'établir de fragiles passerelles de communication entre les espèces.

Agnès Maillard
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# Posté le mercredi 30 avril 2008 11:38

Alimentation, état de la peau et du pelage des chiens

Alimentation, état de la peau et du pelage des chiens
Lorsqu'on veut savoir si un chien est en bonne santé, on examine souvent sa peau et son pelage, car leur état reflète assez bien l'état de santé général du chien. Nous savons depuis longtemps que les carences en certains éléments nutritifs se manifestent, entre autres symptômes, par des modifications dans la structure, la fonction et la couleur de la peau et du pelage du chien. Il n'est donc pas étonnant que beaucoup de maîtres soient convaincus que bien gérer l'alimentation du chien est la meilleure façon d'aider celui-ci à avoir un beau pelage.

Cette croyance est fondée notamment lorsque le régime alimentaire de ces chiens est déficient ou déséquilibré. Mais les chiens nourris à base de préparations industrielles souffrent rarement de ce type de carences nutritionnelles. Aussi le principe d'un changement de régime alimentaire est généralement infondé, et s'appuie plus sur une tradition populaire ou des expériences passées que sur des faits scientifiquement établis.. En fait, peu nombreuses sont les maladies de la peau du chien, comme l'alopécie (pelade), la dépigmentation ou la perte excessive de poils, qui peuvent être guéries par un simple changement de régime alimentaire. Ajouter des compléments dans les rations du chien ne donne de bons résultats que sur les chiens qui ont été mal nourris pendant longtemps et souffrent de simples carences sans autres complications. Mais le mieux est encore de le nourrir alors d'aliments complets, plutôt que d'ajouter des compléments nutritifs.

Vous voulez en savoir plus sur les effets de l'alimentation sur la peau et le pelage de votre chien ? Lisez plus loin. Dans cette section, nous allons passer en revue toutes les fonctions de la peau et du pelage des chiens. Nous traiterons ensuite de tous les facteurs, notamment nutritifs, qui peuvent entrer en jeu.


Le pelage de votre chien

Le pelage de l'animal est composé de plusieurs millions de poils sortant de l'épiderme, c'est-à-dire de la couche externe de la peau. Ces poils poussent en touffes dans des trous profonds et étroits appelés follicules, dont la profondeur varie en fonction de la taille des poils et leur emplacement sur le corps.

Ces poils sont composés presque exclusivement d'une protéine de type kératine, et de très faibles quantités de minéraux. Les nutritionnistes sont capables de contrôler la concentration de ces minéraux qui sont présents à l'état de traces dans certaines espèces. Les chiens dépensent environ 25% de leur ration quotidienne de protéines pour la pousse des poils. La couleur des poils des mammifères est déterminée par un pigment appelé mélanine qui se loge dans le cortex (partie externe périphérique) du poil.

Fonctions de la peau et du pelage
La peau et son pelage composent un système complexe qui a de nombreuses fonctions. Voici un résumé de ces différentes fonctions :

Protection
La peau maintient les organes internes à l'intérieur et les corps étrangers à l'extérieur, protégeant ainsi l'animal des agressions physiques et chimiques des corps étrangers. La peau contribue aussi à maintenir constante la température du corps en régulant la quantité d'eau perdue par évaporation. Enfin, le pelage ou fourrure forme une barrière isolante contre les écarts de température et autres conditions climatiques extrêmes.
Contrairement aux humains qui ont besoin de transpirer pour refroidir leur corps, les chiens n'ont pas tant besoin de transpiration pour réguler la température de leur corps. Les chiens n'ont qu'une seule surface adaptée à l'évaporation : les coussinets de leurs pattes. Pour se rafraîchir, ils halètent pour forcer l'humidité à s'évaporer de la bouche et de la cavité orale.

Réserve
La peau agit comme un réservoir dans lequel peuvent être emmagasinés des liquides, des matières grasses et des électrolytes.

Excrétion
La peau permet d'excréter des liquides, certains minéraux, des substances azotées et des débris cellulaires grâce à ses glandes sudoripares et sébacées.

Sensation
La peau et le pelage ont aussi chez les animaux une fonction d'organe sensoriel, leur permettant de ressentir les changements de température et de pression physique.

Communication
Dans la vie sociale des animaux, la peau est un organe important car elle produit des odeurs qui régissent le comportement sexuel et aident les animaux à se reconnaître et à marquer leurs territoires. Le pelage joue aussi un rôle essentiel dans les liens qui se nouent entre les animaux domestiques et leurs maîtres. Nombre d'entre nous tirons beaucoup plaisir à caresser et toiletter nos animaux de compagnie. Et vous avez peut-être lu des articles sur les étonnants bienfaits médicaux et psychologiques de ces rapports. Nous caressons aussi le pelage de nos chiens pour les féliciter, et il est quasiment certain que notre amour des chiens n'est pas sans rapport avec leur beau pelage.

Ce qui affecte l'état du pelage de votre chien

Même si nous ne voyons pas le pelage de notre chien changer sous nos yeux, celui-ci n'est pas pour autant une partie statique de son corps. Le pelage subit normalement des changements progressifs d'état et d'apparence en permanence. Les chiens perdent surtout leurs poils en réponse aux changements saisonniers de température et de durée du jour. Cette mue s'observe surtout sur les chiens qui vivent en extérieur. Ils perdent leurs poils deux fois par an, au printemps et en automne. Les chiens qui vivent en intérieur n'ont souvent pas de période de mue bien définie et peuvent perdre leurs poils presque constamment pendant toute l'année.

Il existe de nombreuses maladies qui peuvent affecter la peau et le pelage d'un chien. Bien que les problèmes alimentaires puissent être très importants à cet égard, ces problèmes sont devenus rares dans les pays occidentaux dans lesquels la plupart des maîtres donnent à leurs chiens une alimentation équilibrée. Il existe une multitude d'autres maladies ou problèmes de santé qui peuvent abîmer la peau et le pelage, notamment des maladies contagieuses dues à des bactéries, des virus, des champignons microscopiques ou des parasites, des traumatismes physiques ou chimiques, des déséquilibres hormonaux, des troubles du métabolisme et un tas d'autres facteurs sans rapport avec l'alimentation. C'est la raison pour laquelle il est essentiel de consulter un vétérinaire dès que vous observez des changements soudains ou significatifs de l'état de la peau ou du pelage de votre chien.

Voici les signes classiques des troubles liés à l'alimentation :
peau qui pèle, forme des sortes de pellicules appelées «dartres» et démange ;
pelage sec et terne, manquant d'éclat ;
perte de poils ;
inflammation de la peau (dermatite).

Bien souvent, la première et la meilleure des choses à faire lorsqu'un chien présente ces symptômes est de lui offrir pendant une période de quelques jours des préparations alimentaires complètes et bien équilibrées du commerce en respectant les recommandations du fabricant, plutôt que d'ajouter des compléments alimentaires à un régime déséquilibré. Vous devriez aussi demander l'avis de votre vétérinaire.


Carences en acides gras essentiels

Les mammifères ont tous besoin d'acides gras essentiels pour pouvoir fabriquer les membranes de leurs cellules. Ces acides gras essentiels interviennent à de nombreux niveaux dans la santé des animaux domestiques, notamment en ce qui concerne l'état de la peau et du pelage, et les fonctions rénales et de reproduction. Chez le chien, c'est l'acide linoléique, que l'on trouve essentiellement dans les huiles végétales, qui est le plus important des acides gras essentiels. Les carences en acides gras essentiels donnent aux chiens un poil grossier, sec et cassant, des pellicules, une peau qui pèle et ralentissent la guérison des blessures. Les chiens à qui l'on donne une alimentation pauvre en matières grasses sans la compléter par un supplément d'huile végétale suffisant sont susceptibles de contracter une carence franche ou primaire en acides gras essentiels.

Les carences secondaires en acides gras essentiels se rencontrent surtout chez les chiens qui souffrent du pancréas, du foie ou de problèmes intestinaux mineurs, car ces troubles ou maladies réduisent la capacité du système digestif du chien à absorber et digérer les matières grasses. Si votre chien est dans ce cas, il faudra le traiter et le soumettre à un régime alimentaire spécial sous la surveillance de votre vétérinaire.


Carences en protéines et en acides aminés
Les chiens contractent des carences en protéines et en acides aminés lorsqu'ils ne mangent pas suffisamment d'aliments contenant des protéines de qualité supérieure ou qu'un acide aminé essentiel fait défaut dans leur alimentation. Les symptômes généraux de la carence en protéines sont un poil cassant et insuffisamment pigmenté que le chien perd facilement et qui met longtemps à repousser.

Les carences en tyrosine, tryptophane et en cystine, trois acides aminés particuliers, peuvent gêner la formation de la peau et du pigment des poils. Mais il est peu probable que votre chien souffre de ces carences, à moins qu'il ne mange que des céréales. Une carence chronique en méthionine et en cystine, deux acides aminés contenant du soufre, peut aussi provoquer des pertes des poils.

Les carences en protéines et en acides aminés se rencontrent surtout chez les chiens mal nourris par un régime alimentaire déséquilibré trop pauvre en protéines d'origine animale. Chez les animaux adultes, ces carences peuvent mettre des mois, voire des années, à devenir évidentes, contrairement aux chiots, chez qui ces carences sont beaucoup plus facilement apparentes et peuvent entraîner un ralentissement de la croissance.

Carences en minéraux

Les carences en minéraux peuvent provenir d'un régime déséquilibré en minéraux ou de la présence d'agents anti-minéraux dans la nourriture.

Une carence secondaire en zinc, notamment, peut résulter d'un régime trop riche en calcium, lequel gêne l'absorption du zinc. Ou bien le zinc peut être biologiquement indisponible parce que fixé à des phytates également présents dans la nourriture. Les phytates sont des substances organiques complexes contenant du phosphore. On les trouve surtout dans les céréales fibreuses, et ils sont capables de fixer les éléments présents à l'état de trace tels que le zinc, et de gêner considérablement leur absorption par l'intestin.

Les symptômes de la carence en zinc incluent la perte des poils, un épaississement de la peau (parakératose), une perte de la pigmentation des poils (achromotrichie). Les scientifiques ont identifié plusieurs affections liées à la carence en zinc et en ont déduit que le zinc était très important pour la santé de la peau et du pelage chez le chien.

Certaines races sont plus sujettes que d'autres aux carences en zinc. Les chiens de traîneau tels que les huskies de Sibérie et les malamuts d'Alaska, par exemple, sont prédisposés aux dermatoses liées à la carence en zinc. La maladie se déclare habituellement pendant la puberté, se manifeste par des croûtes, la peau qui pèle et des rougeurs autour de la bouche, du menton, des yeux, des oreilles et sur les points où s'exercent des pressions telles que les épaules et les jarrets. D'autres parties du corps peuvent aussi être affectées, notamment les coussinets des pattes et les organes génitaux externes. Fournir en permanence au chien des suppléments de zinc semble être une solution qui fonctionne bien.

Un autre syndrome se manifeste chez les chiots de diverses races, particulièrement des grands chiens. La peau rougit et forme des croûtes sur la tête, le corps et les membres. Le passé alimentaire de ces chiens révèle souvent une surabondance de suppléments de calcium ou un régime riche en protéines d'origine végétale. Il faut garder à l'esprit que les besoins en zinc du chien sont relativement faibles, et que les très fortes doses de zinc sont toxiques.

La carence en iode peut provoquer l'alopécie, de même qu'un trouble du métabolisme thyroïdien. Le trouble métabolique étant beaucoup plus fréquent que la carence alimentaire franche, il est essentiel de consulter d'abord un vétérinaire pour un diagnostic fiable.


Carences en vitamines
Les carences vitaminiques les plus fréquentes chez les chiens sont les carences en vitamines A et en biotine. La carence en vitamine A est généralement due à une alimentation pauvre en matières grasses à base de viandes musculaires maigres ou d'aliments industriels secs de mauvaise qualité et mal conservés.

Les animaux souffrant de troubles du pancréas ou du foie peuvent aussi souffrir d'une carence vitaminique due au fait que leur corps a du mal à assimiler les matières grasses. La carence en vitamine A se manifeste par une peau très sèche et durcie, un poil sec et terne, et une perte de poils. Les yeux du chien risquent aussi de souffrir gravement de conjonctivites et d'un durcissement de la cornée.

La carence en biotine n'a jamais été démontrée clairement chez le chien, parce qu'il tire normalement sa biotine d'une synthèse microbienne produite dans l'intestin. La carence en biotine a été observée de façon expérimentale sur des chiens, mais uniquement après leur avoir prescrit des antibiotiques qui anéantissent ces fonctions microbiennes et les avoir nourris de grandes quantités de blanc d'½uf. Le blanc d'½uf cru contient une protéine appelée avidine qui neutralise la biotine en rendant cette dernière inaccessible à l'animal. Les chiens en carence de biotine ont un pelage rêche et terne, perdent leurs poils, et ont une peau qui présente une desquamation séborrhéique, des inflammations, de l'exsudation et des ulcères cutanés.

Les autres vitamines susceptibles d'affecter la peau et le pelage en cas de carence incluent la riboflavine, la pyridoxine, la niacine, la vitamine B12, l'acide pantothénique, l'acide folique et la choline. La probabilité d'une carence de ces éléments nutritifs chez le chien est très faible. La seule exception admise est la pellagre canine ou maladie de la langue noire qui a été observée occasionnellement chez des chiens de berger mal nourris.

Sensibilité et intolérance à certains aliments

Presque tous les aliments que mangent les chiens en général peuvent être allergéniques pour un individu donné à une période donnée. Pourquoi un chien va-t-il soudain développer une sensibilité à un antigène particulier alors que ce dernier n'est peut-être qu'un aliment mineur ou occasionnel de son régime alimentaire ? Cela reste un mystère. Les effets d'une allergie à un aliment se manifestent généralement par des réactions cutanées et des troubles digestifs, et occasionnellement par des crises d'asthme.


Troubles digestifs
Certains problèmes digestifs
peuvent occasionnellement causer une carence circonstancielle en un élément nutritif essentiel susceptible d'affecter l'état de la peau ou du pelage. Mais gérer l'alimentation d'un chien qui souffre de troubles digestifs est une tâche généralement très complexe qui implique que l'on sache précisément quelle fonction digestive est déficiente. La modification du régime alimentaire d'un chien souffrant de troubles digestifs ne doit donc se faire que sous surveillance vétérinaire.

Photo: Banack del sol y de la estrela
Les articles présentés concernent l'ensemble des races de chien : Jack Russell, Yorkshire, Rottweiler, Labrador, Beagle, Berger Allemand, Bichon Maltais, Boxer, Bull Terrier, Spitz Allemand, Border Collie, Beauceron, Dalmatien, Caniche, Chihuahua, American Staffordshire Terrier, Bichon Frisé, Cavalier King Charles, Bouledogue Français, Bouvier Bernois, Berger Australien, Teckel, Carlin, Shih Tzu, Epagneul Breton, Pinscher Nain, Dogue Allemand, Cocker Anglais, Berger Belge, Border terrier, Fila brasileiro, Fila sao miguel Golden Retriever, Husky, Coton de Tuléar, Bichon Bolonais, Griffon Belge, Dobermann, Dogue Argentin, Terre-Neuve, Braque Allemand, Mastiff, Bulldog Anglais, Cairn Terrier, Cane Corso, Berger Blanc Suisse, Chow-Chow, Dogo Canario, Dogue argentin, Basset Hound, Epagneul, Phalène, Papillon, Bichon Havanais, Griffon Nivernais, Bobtail, Dogue de Bordeaux, Saint-Bernard, Staffordshire Bull Terrier, Westie, Shar-Pei, Lévrier, Fox Terrier, Lhasa Apso, Schnauzer Nain, Setter Anglais, Akita Inu, Cocker Americain, Shetland, Bullmastiff, Boston Terrier, Samoyede, Braque Français, Matin de Naples, Amstaff ...
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# Posté le mercredi 30 avril 2008 11:51

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 07:41

Le Monde du Chien

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# Posté le jeudi 01 mai 2008 07:08

Modifié le mardi 15 juillet 2008 05:58