Le test Campbell dans le choix un chiot et sa réelle utilité

Le test Campbell dans le choix un chiot et sa réelle utilité
Mis au point par l'éthologue américain Campbell en 1973, le test ne visait pas à permettre la sélection d'un individu parmi d'autres. L'objectif du chercheur était de déterminer si les traits apparents observés étaient révélateurs du futur caractère du chiot. Par exemple, est-ce qu'un chiot qui se montrait dynamique, curieux, sûr de lui, serait un chien adulte dynamique, curieux et sûr de lui ? Le test comporte différentes étapes permettant, de contrôler l'aptitude de l'animal à supporter les contraintes, à suivre l'humain, à être dominé ou dominant. Et tout cela, à sept semaines de vie. Campbell lui-même s'est rendu compte qu'il n'était pas possible de déduire, avec certitude, le futur tempérament d'un chien à partir d'un simple test effectué chez le chiot à un moment précis de sa vie. Malheureusement, son expérience n'a pas toujours été comprise, et les tests de Campbell sont souvent utilisés aujourd'hui comme critères de sélection. Il est inutile de se fier exclusivement aux résultats d'une telle épreuve :
- parce que l'on ne tient pas du tout compte du testeur et de sa personnalité, ce qui est primordial ; - parce que la surface sur laquelle on pose les chiots peut générer des réactions différentes (surface froide ou chaude, dure ou molle, etc.) ;
- parce que l'on suppose qu'un comportement est fixe, que le chiot n'évoluera jamais et qu'il n'y aura jamais de modification apportée par l'expérience au cours de la vie ;
- enfin, parce que l'on recommande, si les réponses ne sont pas claires, de recommencer le test. Ceci est inutile : connu du chiot, il ne s'agit plus d'un test, les résultats obtenus ne sont plus fiables*. L'utilisation du test de Campbell ne peut se pratiquer qu'en ayant bien conscience que les résultats du test que effectuer ne sont valables que pour ce moment précis, et qu'ils dépendent de l'éducation que l'on donne au chien. C'est le maître qui en fera un adulte bien équilibré, ou non.


Test de Campbell:photo
Deux A ou plus avec un B ou plus :
Chiots dominateurs et agressifs (peuvent mordre s'ils sont manipulés physiquement). A traiter avec douceur, sans jamais les frapper, ce qui augmenterait leur agressivité. Un environnement calme, sans enfants ni personnes âgées est donc préférable. Ces chiots deviendront de bons chiens de garde et de protection en cas de danger s'ils sont élevés avec douceur et fermeté.

Trois B ou plus :
Chiots dominateurs ou à tendance dominatrice. Ils deviendront impossibles à maîtriser s'ils sont toujours
caressés gratuitement. Par contre, avec un bon dressage doux et ferme, ils apprendront rapidement à bien se conduire. Ce type de chien ne convient pas aux familles avec enfants, mais il gagnera en sociabilité si vous
multipliez les contacts avec eux.

Trois C ou plus :
Chiots pouvant s'intégrer dans tous les foyers de quel que genre que ce soit. Ils ne sont ni soumis, ni trop agressifs. Ils sont fortement conseillés aux personnes âgées et aux familles comptant plusieurs enfants. En résumé, pas de problèmes majeurs.

Deux D ou plus avec un ou plusieurs E :
Chiots sensibles et doux, fortement soumis, qui demandent un traitement tendre et des manipulations délicates pour surmonter leur faiblesse de caractère. Ils peuvent fort bien faire un pipi de soumission avec des maitres trop exigeants. Il vous faudra beaucoup de temps et de patience pour gagner leur confiance. Ils peuvent s'adapter aux jeunes enfants mais risquent de mordiller ou de mordre, quand ils ont peur, se sentent menacés ou trop restreints dans leurs mouvements.

Deux E ou plus (dont un dans la section domination sociale)
Ils sont très solitaires et ne viennent pas vite à vous. Ils n'en font qu'à leur tête. Si leurs résultats comptent des B
ou des D, Ces chiot peuvent attaquer et mordre sous l'influence d'un stress pendant ou après une punition physique.
Avec des C ou des D, Ils peuvent devenir très farouches envers leur entourage, leurs maitres y compris. Ne les choisissez pas si vous avez des enfants.

Un résultat mixte :
Un résultat mixte nécessite un nouveau test dans un nouveau lieu*. Si le résultat reste le même, le chiot pourrait être un sujet ambivalent, dépendant des situations ou de l'environnement. Le développement harmonieux d'un tel chien vous demandera beaucoup de temps et de patience.


# Posté le dimanche 27 avril 2008 12:52

Modifié le jeudi 16 avril 2009 02:51

Communication auditive

Communication auditive
Chez le chien, la communication auditive serait destinée à renseigner les congénères sur lieu ou se trouve celui qui émet le signal et surtout d'avertir , à longue distance, de l'existence d'autres signaux, visuels ou olfactifs. L'apprentissage et la ritualisation peuvent élargir le champ d'utilisation de certains sons (gémissements, aboiements...).
Comparativement aux canidés sauvages, les chiens émettent beaucoup de sons. On observe, selon les races, des variations importantes: les Basenjis n'aboient jamais, leur larynx a, d'ailleurs, une conformation particulière. Il existe aussi une importante variabilité individuelle dans les caractéristiques physiques des sons émis.

La communication auditive se fait par l'intermédiaire de sons vocaux et non vocaux. Les sons vocaux de base entendus chez le chien sont: le gémissement, le cri aigu, le grognement, le miaulement, le jappement, l'aboiement, le grondement, le hurlement et le toussotement.
A côté de ces sons de base, on observe des sons mixtes, constitués par plusieurs sons de base qui soit se succèdent, soit se superposent: aboiement grondement, aboiement grondé, aboiement hurlement, aboiement hurlé... Ce mixage est destiné à exprimer des nuances de la même façon que certaines mimiques faciales.

Les vocalisations du chien se caractérisent par divers paramètres mesurables, la durée, la fréquence, le volume, la rythmicité qui ont fait l'objet d'études principalement par Bleicher et Fox.

Dr J.M Giffroy
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# Posté le lundi 28 avril 2008 14:40

Les intoxications d'origine végétale chez le chien

Les intoxications d'origine végétale chez le chien
Vous ne le savez peut-être pas, mais votre jardin ou votre maison recèlent parfois de poisons extrêmement toxiques pour vos chiens qui malheureusement, aiment à mâchonner les plantes d'ornement. Ces intoxications d'origine végétale peuvent être graves...
www.coeur-sauvage.com/veto/prevention/intox_veget.htm

Très complet, à voir au moins une fois !
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# Posté le mardi 29 avril 2008 05:02

Modifié le mardi 29 avril 2008 12:59

Un vétérinaire en colère

Un vétérinaire en colère
Une relation malsaine pour les animaux

Les erreurs de cause à effet sont fréquentes, car le cerveau humain a une tendance naturelle à faire des liens là où il n'y en a pas. Le propriétaire d'un chien, par exemple, n'a besoin que d'une satisfaction intermittente (renforcement positif) pour continuer à penser que son animal est bon pour lui. Comme un joueur compulsif, il occulte les mauvais côtés pour ne se rappeler que les bons. Or, s'il faisait un bilan systématique, il s'apercevrait très rapidement que la possession d'un animal, surtout dans un milieu citadin, est bien plus problématique qu'autre chose. Et c'est tout à fait compréhensible, car les animaux ne sont pas faits pour vivre dans nos sociétés. En comparaison des nombreux soucis, contrariétés, couts et obligations, les quelques maigres satisfactions qu'on peut retirer de la possession d'une bête ne pèsent pas lourd dans la balance. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que 70 % des maîtres se débarrassent de leur animal en moyenne 2 ans après l'avoir adopté (Voir l'article de Louise Gendron dans L'actualité de juillet 2002) (et combien d'autre garde un animal qui ne leur donne que des problèmes par soucis de cohérence ou pour des raisons morales); un phénomène qui se reflète dans la moyenne d'âge des animaux. Ainsi, d'après plusieurs études américaines de la fin des années soixante-dix et du début des années quatre-vingt (curieusement, précisons qu'à ma connaissance aucune étude de cette nature n'a été réitérée depuis), 50 % des chiens et 75 % des chats ont moins de 3 ans, âge qui correspond chez l'humain à 26 ans; 50 % des chats sont âgés de 2 ans. L'âge moyen des chiens et des chats est d'environ 4 ans. Seulement 5 % des chats et des chiens parviennent à vivre jusqu'à 12 ans, âge qui correspond chez l'humain à 65 ans. Seuls 10 % des chevaux que l'on peut aussi placer dans la catégorie des animaux de compagnie de loisir vivent jusqu'à 15 ans. Il n'existe aucune statistique concernant les autres espèces. Ces chiffres sont assez surprenants dans la mesure où la durée de vie potentielle du chien, quelle que soit sa race, est génétiquement de 20 ans, celle du chat, de 25 ans, et celle du cheval, de 40 ans. Autrement dit, même si nous prétendons les aimer comme nos enfants, peu d'entre eux ont les mêmes privilèges que ces derniers. Ce sont des enfants envers lesquels nous avons plus de droits que de devoirs, et on leur permet rarement de vivre vieux (2).

En adoptant un animal, de nombreux maîtres s'enlisent dans une problématique lourde de conséquences. Exaspérés par les coups de griffes, les cris et les aboiements, déçus par les pipis, humiliés d'avoir à ramasser les cacas, incapables de répondre aux besoins véritables de la bête ou de la contrôler, confrontés à une charge financière additionnelle, enfin, complètement désabusés, ils finissent par l'abandonner. Selon Pierre Barnotti, le directeur général de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, on abandonne au Québec environ 500 000 chiens et chats par année, pour un roulement annuel de 27 %, le taux le plus élevé en Amérique du Nord. Les nouveaux animaux de compagnie (les NAC ou les exotiques), qui sont aussi nombreux que les chiens et les chats, subissent le même sort en aussi grand nombre. L'adoption permet certes d'en réchapper quelques-uns, mais la très grande majorité d'entre eux seront détruits (ce bilan n'inclut pas les animaux qui sont euthanasiés par le vétérinaire en clinique privé). Plusieurs méthodes sont employées pour les mettre à mort : par injection de strychnine, noyade, étouffement dans un sac, asphyxie au monoxyde de carbone ou encore injection létale d'un barbiturique. À Mirabel, c'est avec une carabine de calibre 22 qu'on les tue d'une balle dans la tête. Récemment, dans une fourrière de Drummondville (encore ouverte), on arrosait d'eau les chiens et les chats avant de les électrocuter en leur appliquant une pince sur la queue et une autre sur l'oreille.

Les usines à chiots

À ces horreurs s'ajoutent les 1800 usines à chiots du Québec, sales, surpeuplées et ressemblant, selon un rapport déposé en décembre 2001 par Mme Bisson du ministère de l'agriculture et de l'Environnement du Québec (MAEQ), à de véritables camps de concentration (précisons qu'il existe des usines de ce genre - curieusement ignorées par les militants pour les droits des animaux - pour toutes les espèces, du chat au cheval et même la mygale). Confinées, attachées, isolées, sans stimulation sensorielle et rabaissées au rang de machines, les «mamans» de nos futurs «enfants» – le «bétail» comme le dit le Pet Industry Joint Advisory Council (PIJAC) – sont forcées de produire des petits continuellement, sans repos entre les cycles ; il n'est d'ailleurs pas rare que les mères, hypernerveuses et traumatisées par l'ambiance qui règne dans ces élevages, mangent leurs petits. En outre, à cause de l'intensification de l'élevage des races «pures», plus de 300 maladies génétiques sont répertoriées seulement chez le chien par l'association américaine des vétérinaires pour le droit des animaux (AVAR), et le coût des soins qui leur sont associés est évalué aux États-Unis à plus de 1 milliard de dollars par année. La plupart de ces maladies sont incurables et font souffrir parfois silencieusement, tout au long de leur vie, un nombre incalculable d'animaux. Un chien sur quatre souffre d'un problème génétique grave qui se règle... par l'euthanasie (3).

Les aliments pour chiens et chats


À cause, en partie, de la piètre qualité des aliments, depuis 40 ans, l'espérance de vie des carnivores domestiques est en chute libre. «J'ai constaté», explique le Dr Gérard Lippert, auteur du livre La médecine douce des animaux, «que la longévité des chiens a diminué. Elle atteint une moyenne de 12 ans alors que, selon les races, un chien peut facilement vivre 16, 17, voire 18 ans. Les chats peuvent vivre plus longtemps, mais c'est devenu rare de voir un chat de 20 ans.» Le cancer, les maladies osseuses, les allergies, les dérèglements du système immunitaire, les maladies digestives et hormonales, les maladies des dents, etc. sont légion, affligeant de façon irréversible la grande majorité des animaux de compagnie. Pour les animaux exotiques, dont les besoins alimentaires sont encore moins connus, c'est une véritable hécatombe. Or, malgré les faits, l'industrie refuse de faire le lien entre les nombreuses maladies qui frappent les animaux en captivité et la très mauvaise alimentation qu'ils reçoivent. Les aliments naturels ou frais, comme la nourriture de table par exemple, sont rarement utilisés comme contrôle dans les études portant sur les maladies, et c'est facile à comprendre, car, comme le souligne le vétérinaire australien Tom Lonsdale (www.rawmeatybones.com), «la différence serait tout de suite notable» (Tom Lonsdale et autres, «A need for natural control groups in periodontal research», Australian Veterinary Practitioner, vol. 25, no 3, septembre 1995, p. 135). Pour le vétérinaire Marc Torel et le journaliste scientifique allemand Klaus Dieter Kammerer, auteurs du livre L'erreur du millénaire de la médecine vétérinaire. La dysplasie de la hanche par malnutrition : anomalie squelettique non héréditaire du chien (www.transanimal.de/commande.htm), les choses sont claires : «[...] le calcul et les stratégies commerciales n'ont pas besoin d'un chien en bonne santé mais plutôt d'un chien malade. Les affections de divers systèmes organiques par suite de malnutrition ont donné le coup d'envoi à l'innovation du marché par l'introduction de nombreux produits diététiques vendus par le vétérinaire auquel les fabricants livrent à domicile non seulement les marques en question, mais aussi les chiens malades nécessaires pour utiliser ces produits. Dans les pays occidentaux, l'industrie et les vétérinaires entretiennent dans un système totalement corrompu une certaine criminalité des blouses blanches et des cols blancs à travers la plus grande escroquerie de l'histoire de la médecine vétérinaire (4).»

La longévité des animaux de compagnie


La longévité réelle des animaux de compagnie apparait être surestimée par l'industrie. Cette erreur s'explique par plusieurs calculs qui semblent curieusement manquer de rigueur :
1)La durée de vie moyenne se mesure à partir de la naissance et non de l'adoption comme le font la plupart des études sur la question. Cela change beaucoup de choses, car les deux tiers des animaux, toutes espèces confondues, meurent avant même d'être adoptés .
2) L'âge moyen des animaux qui fréquentent les cliniques vétérinaires ne donne pas non plus un aperçu très représentatif de la population générale, car une grande quantité d'animaux ne vont jamais chez le vétérinaire ; les animaux âgés et ceux qui reviennent fréquemment pour se faire soigner gonflent les statistiques.
3) En outre, si on tenait compte de toutes les espèces et de toutes les races de chaque pays, les statistiques seraient beaucoup plus réalistes et certainement beaucoup moins optimistes.
4) De plus, lorsqu'on dénombre les animaux âgés, il faut tenir compte de la croissance démographique de la population. En effet, bien qu'il y ait beaucoup plus de chiens âgés aujourd'hui qu'il y a 50 ans, il y a aussi 10 fois plus de chiens que auparavant.
5) Par ailleurs, en baissant l'espérance de vie potentielle des animaux, on diminue l'écart qu'il reste à parcourir entre la durée de vie actuelle et le potentiel génétique. Cette illusion fort habile permet de mettre en valeur les bienfaits de cette relation qu'entretient l'homme avec l'animal de compagnie, car plus cet écart est petit et plus les progrès semblent significatifs.
6) De son côté, le vétérinaire Tom Lonsdale a relevé dans certaines études sur la longévité, mandatées et payées par l'industrie, plusieurs erreurs de calcul statistique vraiment grossières. Ce vétérinaire, qui a témoigné lors d'une enquête britannique sur la probité de la médecine vétérinaire, est étonné par son manque de sérieux (5).

En réalité, le processus même de la domestication et le stress de la captivité qui lui est associé ont des répercussions dramatiques sur la santé générale des animaux, qui se traduisent par une réduction remarquable de la longévité. Les animaux exotiques, les nouveaux animaux de compagnie (NAC), que l'on essaie de domestiquer sur une grande échelle depuis tout récemment, sont particulièrement touchés. Certaines de ces espèces, comme la perruche, le serin, la perruche collapsite, le pinson zébré et l'inséparable, sont soumises à une sélection intense responsable en partie d'un taux de mortalité élevé. Certaines lignées d'oiseaux ont une espérance de vie presque 10 fois moindre que leurs équivalents sauvages. Par exemple, la longévité de la perruche collapsite est passée d'un maximum de 32 ans à une moyenne variant de 4 à 6 ans. Les éleveurs ont même commencé à soumettre les grands perroquets à un traitement semblable, les exposant, comme les autres, aux effets néfastes de cette sélection. Notre ignorance des caractéristiques biologiques et psychologiques de ces espèces ne peut que réduire davantage leur longévité (Ross Perry, «The avian patient», dans Richie, Harrison et Harrison [dir.], Avian Medicine: Principles and Application, Lakeworth, Florida, Wingers Publishing, 1994, p. 30). Bien que le bilan pour ces espèces soit très négatif, il n'est guère mieux en ce qui concerne les espèces plus familières comme le chien, le chat et le cheval, domestiqués sur une grande échelle depuis bien plus longtemps. Certains chiens, comme le bouledogue anglais, ont une espérance de vie de 5 à 8 ans. Un shar-peï, de 6 à 8 ans. Le danois, le doberman et, en général, tous les gros chiens pure race vivent rarement plus que 8 ou 10 ans. Ce bilan est surprenant dans la mesure où un chien, quelle que soit sa race, a le potentiel génétique pour vivre au moins 20 ans (6).

Les monstres anatomiques : des petits Frankensteins piteux


Pour poursuivre cette litanie de faits odieux et révoltants, il faut ajouter qu'une centaine de races de chiens et plusieurs de chats et d'oiseaux que l'homme a créées au gré de ses fantaisies esthétiques sont dotées d'une anatomie qui fait de la vie de ces bêtes un véritable supplice. Le shar-peï, par exemple, ce chien d'origine chinoise élu le plus laid du monde, est recouvert d'un excès de peau deux à trois fois supérieur à la normale. Les replis cutanés excessifs des paupières obstruent sa vue et frottent en permanence contre la surface de ses yeux, une des parties les plus sensibles du corps. Les dermatites chroniques des replis cutanés font partie des normes, et les maladies génétiques de la peau empoisonnent la vie de ce chien de plus en plus populaire. Cette bête, qui ressemble à «un lit mal fait», a une espérance de vie de quatre à six ans. Curieusement, ce chien est devenu la mascotte de l'école vétérinaire Purdue University aux États-Unis (7) !

Le trafic légal et illégal des animaux de compagnie

Tout ce qui bouge et dégage un peu d'énergie vitale fait l'objet d'un commerce sans scrupule. Aux Philippines, par exemple, en Indonésie et ailleurs, les pêcheurs capturent les poissons d'aquarium d'eau salée en les paralysant avec des doses sub-létales de cyanure. Dans un rapport publié en 1998 dans le Bulletin of the Aquatic Conservation Network (vol. 4, no 1, mars 1995 et vol. 4, no 2, juin 1995), on évalue à 1000 tonnes la quantité de cyanure répandue au cours des dernières décennies, assez pour tuer 500 millions de personnes. Les dommages sur l'écologie des récifs sont incalculables. L'union internationale pour la conservation de la nature (UICN) rapporte que, chaque année, 30 000 primates, 500 000 perroquets, de 400 à 500 millions de poissons d'aquarium, de 1000 à 2000 tonnes de coraux et un nombre inconnu de reptiles et de mammifères franchissent illégalement les frontières internationales pour fournir le marché des nouveaux animaux de compagnie (NAC). D'après le Service de la faune et des pêcheries des États Unis, 50 % à 90 % des animaux exotiques, selon l'espèce et la valeur marchande, meurent entre la capture et la distribution. De 2 % à 16 % seulement des survivants atteignent l'âge de 2 ans (8).

Les mutilations des animaux de compagnie


Par «amour», dans les officines des vétérinaires et des éleveurs, on mutile les «enfants» en leur coupant la queue et les oreilles, en leur enlevant les griffes, les cordes vocales, les crocs et les glandes annales, en les stérilisant, etc.

La stérilisation des animaux, quoique toujours utile et nécessaire, n'a aucun impact sur le contrôle de la surpopulation, le taux d'abandon et d'euthanasie. Ces problèmes sont essentiellement un avatar du consumérisme et de la promotion très agressive d'une industrie peu scrupuleuse, notamment des vétérinaires, des zoothérapeutes - et cela semble saugrenu a priori - des sociétés humanitaires et de certains activistes zoophiles qui véhiculent des notions erronés sur les vertus thérapeutiques et l'intelligence des animaux.

La sterilisation est un traitement pour la fièvre et non pour la maladie. Paradoxalement, cette mutilation fait partie d'un mécanisme social dont la fonction non-avouée est de cautionner la consommation en soulageant et en adoucissant les sentiments de culpabilité qui pourraient l'accompagner. En accomplissant son devoir, en faisant stériliser son animal et en adoptant un animal «usagé» dans un «refuge», en faisant du «recyclage», le consommateur a l'impression trompeuse d'avoir fait sa part. Il peut ensuite céder à son plaisir, la conscience en paix.

Autrement dit, la défense des animaux, la stérilisation et le recyclage des animaux, c'est comme aller à l'église tous les dimanches pour mieux pécher pendant le reste de la semaine ; c'est une forme de sentimentalisme, c'est-à-dire, une façon de continuer à aimer les animaux sans avoir à en payer le prix : arrêter de les consommer et ne plus les exploiter. En fait, mine de rien, la stérilisation – ainsi que les autres formes d'affection que nous prodiguons aux animaux - contribue vicieusement au problème qu'elle est censée prévenir. Entre-temps, la maladie du consumérisme avec son cortège d'atrocités ne fait que s'aggraver.

C'est la même problématique que pour le recyclage des déchets domestiques. En trente ans, nous sommes passés d'un taux de recyclage de 7 % à 28 %. Aux Etats-Unis par exemple, entre 1970 et 1994, le taux de recyclage du papier est passé de 15 % (6 millions de tonnes) à 35 % (28 millions de tonnes). A priori, cela semble extraordinaire. N'est-ce pas ? Où est le problème me direz-vous ? Il est dans ce qu'on ne nous dit pas. Dans la même période, on a jeté 14.7 millions de tonnes de papier de plus qu'en 1970...

Il faut dire aussi, comme l'explique Joe Swabe, une sociologue hollandaise qui s'intéresse à la relation homme-animal de compagnie, que cette opération sert bien également les exigences du maître souvent indisposé par une sexualité beaucoup trop manifeste. Cette opération facilite le contrôle des enfants en éliminant les comportements naturels qui dérangent. Les odeurs d'urine, l'agressivité des bêtes non castrées, leur besoin inné d'explorer le territoire ne sont pas compatibles avec la vie en société. La masturbation des animaux qui s'ennuient et de ceux qui cherchent à s'accoupler avec leur maître, les saignements de la chienne en chaleur, les continuelles vocalises de la chatte en chaleur incommodent le maître qui, avec la bénédiction et l'aide du vétérinaire, choisit de transformer son enfant en une «forme» plus acceptable (9).

Les conditions physiques


Parachutés dans une société qui n'est pas faite pour eux, ces animaux dénaturés demeurent enfermés leur vie entière dans des espaces restreints, limités à une existence terne, triste et sécrétant l'ennui. En proie à la solitude, manquant d'exercice, soigneusement gardés dans un état de dépendance, incapables d'exprimer leur vraie nature, ces êtres, ni bêtes ni hommes, dépérissent rapidement. Inhibés par les bonnes manières et le code de conduite qu'on leur impose, forcées de vivre selon des exigences ambivalentes et contradictoires, ils meurent prématurément. Selon une étude (citée dans Karen L. Overall, Clinical Behavioral Medicine for Small Animals, Pennsylvanie, Mosby, 1997, p. 5) du Dr Anon, un vétérinaire américain, même si, selon le sondage du AAHA cité en introduction, «83 % des répondants se considèrent comme étant le père ou la mère de leur compagnon à quatre pattes», seulement 1 % d'entre eux possèdent un minimum de connaissances au sujet des besoins physiologiques et psychologiques des animaux qu'ils gardent en captivité. Il est difficile dans ces conditions d'être un bon «parent» (10).

Quelques statistiques parmi d'autres


En Amérique du Nord, on détruit au bas mot entre 10 et 27 millions de chiens et de chats, soit l'équivalent de 4 à 11 Titanics pleins (en ajoutant les NAC et les animaux euthanasiés par les vétérinaires, on peut facilement doubler ces chiffres). La majorité des chiens et des chats morts sont recyclés dans la nourriture pour les animaux et les fertilisants agricoles (14).

Selon les chercheurs de l'Université du Wisconsin, les chats tuent, rien que dans cet État, un minimum de 7,8 millions d'oiseaux par année et trois fois plus de petits mammifères comme les écureuils, les lapins et les souris. En Australie, les chats errants ont fait disparaître plus de 30 espèces d'animaux sauvages (15).

Selon le Dr Ford, un vétérinaire américain spécialiste des maladies infectieuses, plusieurs vaccins en médecine vétérinaire sont tellement inutiles qu'on les appelle «les vaccins à la recherche d'une maladie». Pour le Dr R. D. Schultz, un autre spécialiste américain de la vaccination, la vaccination annuelle des animaux n'a aucune justification scientifique. Ainsi, depuis une décennie, les réactions indésirables à la survaccination ont tué des centaines de milliers de chats et de chiens (16).

Aux États-Unis, on compte chaque année de 1 à 3 millions de morsures rapportées (le chiffre réel pourrait bien être 50 fois plus élevé), ainsi que 500 000 personnes soignées à l'hôpital pour des morsures graves. La plupart des victimes sont des enfants mâles de moins de 12 ans (17).

Les chiens aux États-Unis laissent chaque année sur le sol l'équivalent de 270 Titanics remplis de matière fécale et 480 Titanics remplis d'urine (18).

Les plaintes et les poursuites judiciaires se rapportant aux animaux de compagnie dépassent largement tous les autres sujets de mécontentement civique (19).

Comme nous pouvons le constater, nous envisageons en général l'ensemble de nos rapports avec les animaux sous un seul angle : son aspect positif. Or, faut-il rappeler que, même si certaines parties d'une affirmation se révèlent justes et même «scientifiquement» démontrées, en aucun cas cela ne donne à l'ensemble valeur de vérité. Les effets négatifs de cette relation ne représentent pas uniquement «la pointe de l'iceberg d'amour que nous portons aux animaux de bonne compagnie», comme cette industrie voudrait nous le faire croire. Et, le plus souvent, ça ne se passe pas aussi bien qu'on se plaît à le dire. Bien au contraire. Une chose est sûre : la relation homme-animal n'est pas une des plus grandes réussites de l'humanité, et il est faux de prétendre que les animaux qui nous distribuent leur affection peuvent compter, ici-bas, sur un retour affectif au centuple.


Dr Charles Danten
Editions VLB
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# Posté le mardi 29 avril 2008 12:35

Modifié le mardi 15 juillet 2008 11:21

Trafic de chien

Trafic de chien
En premier lieu, n'achetez pas de chien en animalerie ! La plupart des chiens vendus en animalerie proviennent des pays de l'Est, mais pas d'élevages sérieux. Ces chiots sont élevés en batterie, retirés beaucoup trop tôt à leur mère (pas encore sevrés et surtout pas du tout sociabilisés). Ils font 2000 km pour arriver dans les animaleries dans des conditions de transport insalubres et insupportables ; c'est pour cela que beaucoup meurent avant d'arriver derrière les vitrines des magasins. Pour les survivants, la situation n'est pas meilleure : en effet, la plupart de ces chiots n'ont pas été vaccinés ni vermifugés correctement, ils sont donc le plus souvent malades, voire mourants. Pour les chiots qui survivent à tout ceci, ils vous causeront des problèmes car en effet, leur absence de sociabilisation dans leur jeune âge pourra les rendre agressifs et il est très difficile, même avec l'aide d'un vétérinaire comportementaliste, de " récupérer " un chien sain d'esprit après un tel traitement. De plus, le pedigree des chiots vendus en animalerie est généralement faux, trafiqué, y compris leur date de naissance. Ces chiots arrivent la plupart du temps dans les animaleries belges (la Belgique est la plaque tournante du trafic de chiens), ils sont vendus sur place, mais aussi vendus à des professionnels ou amateurs de tous pays venant " faire leurs courses " et profiter des " soldes " proposées par les animaleries belges pour ensuite revendre les chiots et en tirer un profit non négligeable en faisant passer les chiots pour leur production propre. Si vous tenez à avoir un chien provenant des pays de l'Est, adressez-vous directement à de vrais éleveurs car il y en a dans ces pays, aussi bien en Pologne, qu'en Hongrie, Tchéquie, etc...

Si les chiots vendus en animalerie ne proviennent pas du trafic avec les pays de l'Est, ils proviennent souvent d'élevages occasionnels, amateurs ou professionnels n'arrivant pas à vendre les chiots car ils sont parfois non conformes au standard de leur race ; les éleveurs ne voulant pas mettre leur " réputation " en péril, préfèrent vendre leurs chiots aux animaleries au rabais (tout argent est bon à prendre...) plutôt que de les donner ou les vendre après stérilisation.

Plusieurs reportages télévisés ou dans la presse écrite ont été réalisés à ce sujet. Plusieurs associations de défense des animaux se battent pour empêcher la vente de chiens en animalerie et le message commence à passer doucement... Il faut les aider ! Diffusez le message autour de vous.

Bien entendu, toutes les animaleries ne sont pas véreuses : c'est comme pour tout, il y a des bons et des mauvais. Mais les bonnes animaleries pourront survivre sans vendre de chiots ! Un chien est un être vivant, et les animaux vivants, ça ne s'achète pas en magasin comme un vulgaire morceau de viande !

Pour acheter un chien de race, adressez-vous à de VRAIS éleveurs !
Un bon éleveur est facile à reconnaître (qu'il soit occasionnel, amateur ou professionnel). Voici une liste non-exhaustive de points démontrant les qualités d'un éleveur canin :
- Un bon éleveur vit AVEC ses chiens, il n'en a pas " 36000 ", il n'élève pas " 36 " races de chiens différentes (et surtout pas que des races à la mode). Les chiens ne passent pas leur vie en chenil, ils font partie de la famille et sont constamment au contact de l'éleveur et de sa famille.
- Un bon éleveur n'est pas quelqu'un qui va changer de race comme de chemise, en fonction des variations de la mode...
- Un bon éleveur ne mettra pas en avant constamment ses résultats d'exposition, il privilégiera plutôt la qualité de sa lignée au point de vue physique (santé, absence de tares génétiques, etc) et mental (stabilité du caractère, etc).
- Un bon éleveur ne vous dira pas qu'il ne produit que des champions car il n'a que des champions car ce serait un mensonge... champion + champion n'est pas égal à champions.
- Un bon éleveur vous montrera les résultats radiographiques de ses chiens vous prouvant l'absence de tares génétiques héréditaires de ses reproducteurs (par exemple les radios dysplasie, etc).
- Un bon éleveur saura répondre à toutes vos questions, il les anticipera même en vous donnant de multiples conseils car il est un fin connaisseur de la race (ou des races) qu'il élève.
- Un bon éleveur vous fera signer un contrat de vente et vous proposera des clauses de remboursement ou d'échange en cas de vice caché ou tare héréditaire.
- Un bon éleveur ne dira pas qu'il est le meilleur du monde et que ses concurrents sont tous mauvais !
- Un bon éleveur n'a pas que des femelles " pondeuses ", il a au moins un mâle reproducteur dont il se sert pour ses chiennes.
- Un bon éleveur est un passionné et ça se VOIT !

Alors bien entendu, les éleveurs remplissant tous les points ci-dessus sont extrêmement rares, mais il y en a ! Visitez-en plusieurs avant de vous décider, ne vous arrêtez pas à une petite différence de prix. Ne " craquez " pas sur le premier chiot venu... Tous les chiots sont attendrissants ; l'éleveur saura vous orienter vers le bon chiot pour vous.

Le chien parfait n'existe pas ! l'éleveur parfait n'existe pas non plus. Mais soyez exigeant, vous êtes en droit d'attendre un chien de qualité si vous l'achetez chez un éleveur.

Un chien n'est pas un jouet ou un cadeau coup de c½ur, c'est un être vivant qui va vous accompagner pendant 10 ou 15 ans de votre vie.

Tout a un prix ! Si vous n'êtes pas prêt à mettre ce qu'il faut pour avoir un chien beau et sain (la qualité ça se paye !), n'achetez pas de chien de race !

Si vous ne portez pas d'intérêt particulier aux expositions canines, si vous n'avez pas d'attirance particulière pour telle ou telle race, adressez-vous aux SPA et aux refuges hélas très nombreux et souvent débordants de malheureux chiens qui n'attendent que vous pour reprendre goût à la vie. Il ne vous en coûtera que quelques euros (car les chiens sont soignés, vaccinés, vermifugés et ce n'est pas gratuit) et vous ferez un heureux !


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# Posté le mardi 29 avril 2008 12:43

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 07:37